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Corbeaux noirs traversant la brume dans l’univers de Fantôme d’un cri humain
Y'a des jours ou..
T'es pas prêt
Moi j'ai la pelle
Goût d’air froid..
Je rentre..
48 heures...
Ce qui plaît peut se fabriquer.
Mais ce qui touche ne s'invente pas.
Les portes attirent les curieux.
Mais les passages restent aux courageux.
Silhouette humaine isolée dans un espace sombre et brumeux

Dans un village où les rues ne dormaient jamais vraiment, il existait une boutique étrange.

On n’y vendait rien d’utile. Seulement des masques.

Des masques de beauté.

Des masques de charme.

Des masques pour plaire.

Des masques pour être regardé sans être vraiment vu. Chaque habitant venait un jour choisir le sien. Certains prenaient des visages parfaits, sans défaut, sans fatigue.

D’autres choisissaient des sourires qui accrochent les regards comme des hameçons. Et très vite, tout le village devint magnifique. Trop magnifique.

On se regardait comme on se surveille.

On se parlait comme on joue un rôle.

On s’aimait comme on pose pour une photo.

Mais un soir, la pluie est arrivée. Pas une pluie violente. Non. Une pluie lente.

Persistante. Injuste. Et les masques commencèrent à couler. Le maquillage glissait. Les sourires tenaient mal sous l’eau. Les regards parfaits perdaient leurs angles. Les gens paniquèrent. —

On va devenir ordinaires ! criaient-ils.

Sauf une vieille femme, assise près d’une fenêtre.

Elle n’avait jamais acheté de masque.

La pluie lui tombait sur le visage sans rien lui enlever.

Et pour la première fois, on la regarda vraiment. Pas parce qu’elle était belle.

Mais parce qu’elle ne résistait pas à être elle-même.

Et dans ce regard-là, quelque chose changea. Les masques cessèrent d’être importants.

Les rues devinrent moins brillantes, mais plus vivantes.

Et certains comprirent enfin.

La beauté attire les yeux.

Mais le charme reste quand les yeux se ferment.

Y'a dans la vie des moments difficiles,

qu'il faut savoir brûler.

C'est regarder

le passé,

le présent droit dans les flammes.

Et dire 

Tu m'as fait mal... Mais tu m'auras pas. 

Silhouette d’une personne dans l’univers poétique de Fantôme d’un cri humain
Silhouette humaine dans une atmosphère sombre et brumeuse
_(Extend)

Ce qui disparaît des yeux ne disparaît pas forcément du monde.
Certaines présences continuent d’exister autrement...

Les morts quittent les maisons.
Les souvenirs, eux, ne trouvent jamais la porte.

Figure humaine émergeant de la brume dans un univers artistique sombre
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